À une trentaine de kilomètres de la ville, le chantier naval s’étire le long du fleuve comme une ruche en perpétuel mouvement. Les ouvriers s’activent sans relâche. Les tôles s’empilent, les marteaux résonnent, les grues grincent lentement dans une atmosphère dense et métallique. Autour de nous, de vieux bateaux échoués côtoient des carcasses en devenir. D’autres, à demi immergés, attendent leur renaissance sur des rives boueuses, parmi échafaudages et silhouettes de fer.
L’expédition débute à l’aube. Depuis un petit port, nous embarquons sur un bateau local pour remonter le fleuve sur une trentaine de kilomètres. Puis, abandonnant nos efforts au courant, nous redescendrons …