Lorsque je me suis installée au BOULOU avec mon fils et mon conjoint néerlandais, je ne pensais pas que cette nouvelle vie allait aussi marquer l’histoire d’un livre.
Je venais d’emménager. Les cartons n’étaient pas encore tous déballés, les repères encore fragiles. Et comme souvent dans les villages où l’on prend le temps de se parler, c’est un voisin qui a provoqué la rencontre.
Il savait que j’étais éditrice indépendante.
Il connaissait Rose-Marie Quintana.
Et il a eu cette idée simple : nous mettre en relation.
Quelques jours plus tard, Rose-Marie frappait à ma porte avec un manuscrit sous le bras. Quelles étaient les chances pour qu’une éditrice indépendante vienne s’installer… au coin de la rue ?
Parfois, les livres commencent bien avant la première page.
Rose-Marie n’imaginait pas une seconde être publiée. Elle venait simplement me présenter son texte. Et pourtant, dès les premières pages, plusieurs évidences se sont imposées.
D’abord l’écriture. Une écriture précise, fluide, habitée. Un rythme maîtrisé, des personnages travaillés, une tension narrative qui capte immédiatement le lecteur.
Mais surtout, un élément essentiel à mes yeux : le territoire.
Car Aqua Noctis – L’énigme des sources n’est pas seulement un roman. C’est aussi une déclaration d’amour à un lieu.
Installée au Boulou, ville de ses arrière-grands-parents, Rose-Marie a entrepris dans son temps libre de véritables recherches historiques. De ces explorations est né un récit singulier mêlant enquête, mémoire et imaginaire vampirique. Une manière originale d’aborder le patrimoine local. Une manière aussi de le rendre accessible à une nouvelle génération de lecteurs.
Raconter un territoire autrement, c’est aussi lui permettre de continuer à vivre.
Pour nous, à L’éditeur à part, publier ce livre avait également un autre intérêt : explorer un genre que nous n’avions encore jamais abordé. Le thriller vampirique possède aujourd’hui un lectorat passionné et très engagé. Un marché spécifique, exigeant, mais fascinant.
Avec Aqua Noctis, nous avions l’occasion de mêler cet univers à une dimension historique et territoriale forte. Un pont entre imaginaire et mémoire.
Mais au fond, lorsque je choisis un texte à publier, je ne choisis jamais seulement un texte. Je choisis un auteur. Ou plus précisément : une personnalité à part.
Des femmes et des hommes capables de déranger sans blesser.
Rose-Marie Quintana fait partie de ces personnalités-là. Sa curiosité intellectuelle, sa capacité à faire dialoguer ses activités professionnelles avec l’écriture, à trouver dans la fiction une respiration et une autre manière de penser le monde, sont profondément inspirantes.
Certains écrivent pour raconter des histoires.
D’autres écrivent parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.
Peut-être est-ce aussi la force de ce territoire : Le Boulou, cette ville proche de la mer, qui inspire ceux qui savent regarder un lieu autrement et lui redonner une voix.
Parce que chaque livre peut être une porte.
Une porte vers l’imaginaire. Une porte vers la mémoire d’un territoire. Une porte vers la découverte de sa propre voix.
Les territoires ont besoin d’histoires. Les jeunes ont besoin d’audace. Les livres peuvent offrir les deux.
C’est exactement ce que propose Aqua Noctis.
Un roman né d’un lieu, d’une recherche, d’une rencontre.
Et parfois, c’est tout ce qu’il faut pour qu’une histoire commence.
Une rencontre littéraire pour poursuivre l’aventure.
Le 20 mars prochain, nous aurons justement l’occasion de prolonger cette histoire lors d’une rencontre littéraire autour du livre.
Un moment pour parler d’écriture, de territoire, de mémoire… et de tout ce qui peut naître lorsque quelqu’un prend le temps d’écouter une ville et de raconter ses mystères.
Alors si vous êtes curieux de découvrir Aqua Noctis, son univers, et la personnalité singulière de son autrice, venez nombreux.
Parce que certaines histoires prennent encore plus de sens lorsqu’elles se partagent.