Aqua Noctis, de Rose-Marie Quintana est un roman d’atmosphère où la rationalité se heurte à l’inassimilable, et où le passé, loin d’être révolu, revient réclamer son dû.
Aliénor, muséographe et historienne, a fait de la méthode et des preuves une boussole. En quête de retrait, elle se réfugie dans un mas catalan oublié, au cœur d’un territoire pétri de mémoire. Là, un paquet de lettres anciennes, signées d’un certain László, ouvre une brèche : traces d’un voyageur du XIXᵉ siècle… et vampire. D’abord relégué au rang de folklore, le document résiste aux catégories. Puis l’inconcevable prend corps. Lorsque László surgit, l’évidence vacille : il exige qu’Aliénor reconstitue son histoire. En échange, il lui laisse la vie.
Commence alors une enquête sous contrainte, tendue entre archives, secrets de famille, patrimoine et mythe vampirique. Dans cette Catalogne minérale où la pierre dissimule ce que l’eau conserve, les sources semblent garder la mémoire des ténèbres. Nourri d’une véritable recherche historique, le roman tisse avec finesse mémoire, enquête et fantastique, pour proposer une traversée singulière de l’Histoire par la fiction.
À la croisée du fantastique contemporain, du thriller ésotérique et du roman patrimonial, Aqua Noctis séduira les lecteurs sensibles aux récits où l’on glisse, sans effet gratuit, du réel vers l’inexplicable. Ici, la mort n’est ni spectaculaire ni complaisante : elle devient trace, héritage, pacte. Ce qui trouble, c’est l’obstination du passé — cette force sourde qui fissure nos certitudes et rappelle que certaines histoires, même enterrées, n’acceptent jamais le silence.




















